Récapitulatif – Chili

Si nous ne sommes pas allés en explorer la Patagonie, nous avons tout de même parcouru une bonne partie du Chili : de l’île de Pâques perdue dans le lointain océan Pacifique à l’extrême-nord de l’aride désert d’Atacama. Une des dernières étapes de notre long voyage qui a pour le moins été réussie : vous l’avez compris, le Chili on a beaucoup aimé! On vous raconte tout ici.

  • Coup de cœur :

Le désert d’Atacama : Situé à seulement quelques kilomètres de la Bolivie, il n’a rien à envier à son célèbre salar d’Uyuni. Paysages tellement fabuleux qu’on les croirait irréels, s’il n’y avait que le désert d’Atacama à visiter au Chili, nul doute que le long trajet pour y arriver en vaudrait encore le coup !

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  • Expérience inédite :

Aller sur l’île de Pâques : Elle faisait partie des destinations sur lesquelles on fantasme sans jamais penser pouvoir y mettre un jour les pieds. Jusqu’il y a un an, lorsqu’en achetant notre « pass tour du monde », notre agence de voyage nous a proposé d’y passer pour seulement quelques euros de plus. Evidemment, on ne s’est pas fait prier. Evidemment, on ne l’a pas regretté !

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  • Expériences culinaires à recommander :

On ne peut pas dire que la nourriture chilienne nous ait vraiment conquise. Comme en Argentine, les mets sont plutôt d’inspiration italienne – pâtes, pizzas, empanadas – et plutôt très gras et très sucrés.

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Ça, c’est de l’empanadas!

Quelques spécialités sont toutefois à essayer :

L’avocat  – que les chiliens appellent « palta » et non pas « avocado » comme dans tout le reste de l’Amérique Latine. Souvent bien gros et crémeux, c’est le fruit national par excellence. On le consomme à tous les repas et à toutes les sauces, y compris au petit-déjeuner, étalé sur des tartines grillées !

Les sandwichs : En réalité des hamburgers, que les chiliens répugnent à appeler ainsi : ça ferait trop américain. Ils y mettent des steaks entiers et non pas hachés, du fromage fondu, des tomates juteuses et…de l’avocat bien sûr ! En général, ça cale pour une bonne partie de la journée.

Le « monte con huesillo » : Littéralement « blé avec de la pêche ». Une boisson sucrée dont raffolent les chiliens et qui se trouve sur tous les stands de vendeurs ambulants.

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Le « pastel de choclo » : Plat typique par excellence, on en trouve dans tous les restaurants dignes de ce nom. Il s’agit d’un gâteau de maïs qu’on étale sur une mixture à base de viande, d’oignon, d’olive et d’œuf dur. Plutôt pas mauvais, mais, avouons-le, légèrement étouffe-chrétien…

Les glaces : S’il y a bien un domaine dans lequel les chiliens excellent, c’est celui des glaces ! Même à Atacama, perché à 2500 mètres d’altitude, la minuscule rue principale du village accueille pas moins de trois glaciers !

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  • Ce qu’on gardera :

Le souvenir de deux anniversaires dans des lieux époustouflants : Le hasard du voyage a voulu que nous gagnions tous les deux une année sur le sol chilien. Charlotte a soufflé ses 23 bougies sur l’île de Pâques et Antoine a fêté son quart de siècle au beau milieu du désert d’Atacama. Deux destinations exceptionnelles que nous ne sommes pas prêts d’oublier. On commence déjà à se creuser la tête pour savoir où se rendre l’an prochain !

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Y’a pas à dire…
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…on est des petits veinards!
  • Les petits imprévus :

Les prix exorbitants de l’île de Pâques : « Rapa Nui » – nom originel de l’île – vit presque exclusivement des revenus du tourisme. Les prix appliqués sont, en conséquence, parfois mirobolants. À tel point que certains n’hésitent pas à venir avec des valises remplies de nourriture achetée sur le continent. On a donc fait avec les moyens du bord, louant des vélos plutôt qu’une voiture pour faire le tour de l’île. 50 kilomètres de routes vallonnées qui ont laissé un souvenir impérissable à nos cuisses ! Heureusement, on a vite oublié nos courbatures devant le spectacle fascinant des Moais.

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L’intransigeance des douaniers : Cultivant sa réputation de bout du monde, le Chili en a fini par développer une légère paranoïa. Résultat : impossible de faire rentrer des produits alimentaires étrangers sur le territoire, et encore moins des fruits. On l’a appris à nos dépends lorsque, venus de l’Argentine et traversant le Chili pour deux heures seulement, avant de rejoindre Ushuaia, on a failli écoper d’une amende de 200 dollars à la douane. Mobile du crime ? Des épluchures de pomme gisant coupablement dans le sac poubelle de notre pique-nique !

  • Bonne surprise :

Être accueillis par une famille à Santiago : Les réseaux sociaux font des miracles ! Au début de notre voyage, alors que nous crapahutions dans les montagnes du Népal, nous avons reçu un adorable message sur notre page Facebook. Alexandrine, française expatriée au Chili avec sa famille, nous faisait savoir que nous étions les bienvenus chez elle le jour où nous passerions à Santiago. On l’a prise au mot : six mois plus tard, nous débarquions avec nos valises pour une semaine de coupure dans nos nouvelles vies de backpackers. Une petite famille d’adoption qui nous a permis de repartir tout regonflés pour la suite de nos aventures !

Avec Oscar et Fleur à Santiago
Avec Oscar et Fleur à Santiago
  • Mauvaise surprise :

La pollution à Santiago : La capitale chilienne a la forme d’une cuvette coincée entre les montagnes de la cordillère des Andes. Le trafic y étant important, elle est par conséquent souvent noyée dans une brume polluée. Tant pis pour nos poumons, on a simplement été déçus de ne pas pouvoir escalader les collines de la ville (notamment le cerro San Cristobald) pour profiter de leurs points de vue.

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On ne distingue même plus les montagnes de la Cordillère des Andes!
  • Les spécificités chiliennes qui nous ont étonnés :

L’accent chilien : Mais quelle langue parlent donc les chiliens ? C’est la question que l’on s’est posée, consternés, tout le long de notre passage dans le pays. Espagnol rapiécé, vocabulaire inventé, débit accéléré, accent à couper au couteau, on serait prêt à parier qu’un castillan serait incapable de comprendre un chilien ! À ce rythme là, même les argentins et leur manie de mettre des « che » à la place des « lle », étaient plus compréhensibles !

Le pays des catastrophes naturelles : Tremblements de terre, tsunamis, inondations, glissements de terrain, éruptions volcaniques… Le Chili est l’un des pays du monde les plus exposés aux catastrophes naturelles. Cela est notamment dû à sa situation géographique : bordé de tout son long par la cordillère des Andes, il compte pas moins de 90 volcans en activité et enregistre des centaines de secousses – plus ou moins destructrices – par an. Heureusement, les bâtiments sont solides et les habitants bien préparés. Les victimes sont donc de moins en moins nombreuses lorsque la nature sévit.

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La demie-bise : On l’avait pourtant pratiquée un mois en Argentine, mais on n’a toujours pas réussi à s’y faire. Les chiliens, eux-aussi, embrassent à demi, et pourtant on continue à leur plaquer invariablement un baiser sur chaque joue.

La taxe sur les livres : Restes de la dictature de Pinochet, la culture est encore un secteur en berne au Chili. Les livres en sont le plus lancinant des symptômes puisqu’ils sont taxés à 20%. Lors de notre passage à Santiago, nous sommes allés rendre visite à une association qui essaye de palier ce problème en tenant une bibliothèque dans le quartier le plus pauvre de la capitale. On y a également beaucoup appris sur le lourd héritage de Pinochet dont les chiliens ont tant de mal à se débarrasser.

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Réunion à la « biblioteca »
  • Ce qu’on aurait aimé faire :

Aller à Torres del Paine : Haut lieu du trekking en Amérique Latine, si ce n’est le plus important, c’est en tout cas le plus beau parc national du Chili. On aurait adoré emprunter son fameux sentier en forme de W, mais, on avait déjà parcouru pendant un mois la Patagonie en Argentine. Faute de temps, il nous a donc fallu faire une croix sur celle du Chili. Tant mieux, ça nous donnera une bonne raison de revenir !

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Souvenez-vous de la Patagonie argentine…

Budget :

50 euros par jour et par personne. Bien que rencontrant quelques difficultés ces-dernières années, le Chili est, depuis longtemps, le moteur économique de l’Amérique Latine. Le coût de la vie sur place est donc relativement similaire à celui de la France. Les destinations touristiques peuvent, quant à elle, parfois atteindre des sommets (cf. île de Pâques) ! D’une manière générale, comptez 40 euros pour une chambre double dans une auberge de jeunesse et au moins 20 euros pour un repas correct au restaurant.

Si on devait résumer le Chili en un mot :

Charlotte : « Hétéroclite ». La mystérieuse île de Pâques, la cité abandonnée de Valparaiso, la bourdonnante Santiago, le fabuleux désert d’Atacama… Pour sûr le Chili a un millier de visages. Rarement dans un même pays, j’ai eu l’impression de voir autant de choses si différentes. Et c’est bien parce que notre long voyage touche à sa fin que je peux dire que le Chili est sans doute le pays que j’ai préféré en Amérique Latine !

"Prenez soin de vous, "oncle" et "tante" pendant votre voyage" - les enfants de la Biblioteca nous portent chance!
« Prenez soin de vous, « oncle » et « tante » pendant votre voyage » – les enfants de la Biblioteca nous portent chance!

Antoine : « Simple ». Jusqu’ici, voyager en Amérique Latine s’était révélé plus compliqué qu’en Asie. Le Chili nous a prouvé le contraire : les chiliens sont gentils et accueillants, le pays déborde d’opportunités pour les aventuriers et il est extrêmement facile de s’y déplacer. Un sans faute en somme !

Charlotte & Antoine.

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Nos vemos Chile!
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