Récapitulatif – Cambodge

Nous n’y avons passé que deux semaines, mais avons pourtant l’impression d’y être restés plusieurs mois. Le Cambodge est un pays multi-facettes et nous avons eu la chance d’explorer plusieurs d’entre elles : la modernité d’une capitale en plein essor à Phnom Penh, la misère contre laquelle se battent les associations comme Pour un Sourire d’Enfant et La Chaîne de l’Espoir auxquelles nous avons rendu visite, la vie dans les campagnes à Battambang, ou encore la richesse culturelle d’une civilisation éteinte avec les temples d’Angkor. Suivez-nous pour un tour d’horizon virtuel d’un pays dont nous sommes littéralement tombés sous le charme.

  • Coup de cœur :

Les temples d’Angkor : On vous l’accorde, ce n’est pas très original, mais on a vraiment été subjugués par cette civilisation disparue. On y a passé 3 jours au lieu d’un seul prévu à l’origine. Et on ne l’a pas regretté : une fois sortis du circuit traditionnellement suivi par les touristes, on s’est la plupart du temps retrouvé seuls dans les ruines englouties par la jungle. Magique ! Retrouvez nos plus belles photos en cliquant ici.

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  • Bonnes surprises :

La douceur de vie à Phnom Penh : Avant d’y arriver, on avait surtout du Cambodge l’image des khmers rouges et de la pauvreté. On ne s’attendait donc pas du tout à s’y sentir aussi bien ; et en particulier à Phnom Penh, la capitale. Avec ses grandes allées aérées, ses terrasses de café et son remblai sur la rivière, on aurait presque pu s’y sentir comme chez nous !

Il fait bon vivre au Cambodge
Il fait bon vivre au Cambodge

Les cambodgiens : Serviables, accueillants, et bienveillants, leur rire est communicatif et ils sont d’une gentillesse presque déstabilisante après 3 mois sur les routes qui ont aiguisé notre méfiance. Ils sont en grande partie la raison pour laquelle nous avons autant apprécié notre passage dans le pays.

La richesse culturelle du pays : Les horreurs commises par les khmers rouges ont pratiquement tout effacé, dans l’imaginaire étranger, de la grandeur passée du pays. Centre névralgique de l’Asie du Sud-Est pendant des siècles, le Cambodge regorge de richesses culturelles et son histoire est passionnante. Les temples d’Angkor ne sont que la partie émergée de l’iceberg !

  • Expériences inédites :

Manger une tarentule : C’était son défi personnel en partant en tour du monde : Antoine voulait goûter à toutes les choses les plus bizarres qui croiseraient notre route. A Phnom Penh, il a franchi un cap avec les tarentules grillées. Autant dire qu’il ne faisait pas le malin quand elles sont arrivées sur la table…

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Visiter l’ancienne décharge de Phnom Penh : Oubliée de la plupart des habitants de la capitale depuis qu’elle a fermé en 2009, certaines familles vivent encore sur ses restes. L’équipe sociale de Pour un Sourire d’Enfant (lien) nous a emmené visiter l’ancien site. Nous y avons fait des rencontres que nous ne sommes pas prêts d’oublier… Pour en savoir plus, venez lire notre article.

Charlotte sur l'ancienne décharge
Charlotte sur l’ancienne décharge

Monter à 3 sur une moto : Les cambodgiens roulent en deux roues, comme presque partout en Asie. Pour nous emmener visiter l’ancienne décharge, rien de plus naturel, donc, que de se serrer à 3 sur la même monture !

  • Expériences culinaires à recommander :

L’Amok : Plat national emblématique de la cuisine khmère, on en trouve partout au Cambodge. Parfois décliné avec du poulet, c’est avec du poisson qu’il est le plus populaire. Comme beaucoup de mets, il est cuisiné en sauce, dans des feuilles de bananiers pour en relever le goût.

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Le fruit du dragon : Coup de cœur culinaire de Charlotte depuis que nous sommes en Asie, c’est au Cambodge que nous en avons trouvé le plus facilement. Poussant sur différentes espèces de cactus, sa chair ressemble à celle d’un kiwi, en plus doux.

Le « bamboo sticky rice » : L’équivalent du sandwich pour les cambodgiens qui le mangent sur le pouce quand ils manquent de temps ou en cas de petit creux. Il s’agit en fait de riz gluant au lait de coco, agrémenté de haricots rouges et cuit pendant deux heures dans un tube de bambou. Cela s’épluche comme une banane et c’est amplement suffisant comme déjeuner sur la route entre deux destinations. On recommande !

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  • Mauvais souvenirs :

Le trajet de retour entre Siem Reap et Phnom Penh : On ne comprenait pas pourquoi il fallait 7 heures pour effectuer les 250 kilomètres qui séparent Siem Reap et Phnom Penh. On a eu l’explication quand on a découvert l’état des routes. Entassés à 15 – et le double en bagages – dans un mini-van rouillé zigzaguant entre les tuk-tuks et les camions, on a bien crû que notre dernière heure avait sonné !

Les « killing fields » : L’équivalent des camps d’extermination nazis, à la différence près qu’ils se trouvent pratiquement au milieu de la capitale. De loin la visite la plus glauque depuis le début de notre voyage. Des bouts de tissus remontent encore de la terre des anciens charniers, et les visiteurs déposent des bracelets en tissus, comme des prières, aux troncs des arbres dont se servaient les khmers rouges pour exploser la tête des enfants. On en frissonne rien qu’en y repensant !

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  • Ce qu’on gardera :

Voyager avec un guide papier : Ca vous étonne ? Nous aussi ! En arrivant en Chine le 11 septembre dernier, on a réalisé que si on avait passé 6 mois à peaufiner nos rencontres avec les associations, on n’avait même pas pensé à acheter un guide ! Heureusement, à Ko Lanta, notre dernière étape thaïlandaise, on avait trouvé un guide du Routard sur le Cambodge perdu dans la bibliothèque de notre hôtel. Il nous a été bien utile quand il a s’agit de décrypter la signification des ruines d’Angkor !

  • Les petits imprévus :

Pas grand chose à déplorer au Cambodge, comme depuis que nous sommes partis en tour du monde. Voyager en Asie est définitivement très facile. On peut peut-être simplement citer les 60 dollars laissés à l’entrée des temples d’Angkor. Chaque jour nous arrivions persuadés de ne rester qu’une seule journée. Résultat : nous nous sommes acquittés trois fois d’affilée des 20 dollars de frais d’entrée, au lieu de prendre dès le début le pass 3 jours à 40 dollars. Bon…on a perdu 20 dollars dans l’histoire, il y a pire comme imprévu !

  • Les spécificités cambodgiennes qui nous ont étonnés :

Payer en dollars : La monnaie américaine est arrivée dans le pays avec les casques bleus – chargés d’aider à rétablir la paix en 1993 – qui ont dépensé pas moins de 100 millions de dollars en « argent de poche » en moins d’un an  (entendons surtout, en prostitution, ce qui a d’ailleurs eu pour effet d’amener un nouveau fléau dans le pays : le sida). Depuis, la plupart des transactions se règlent en dollars, de touristes à cambodgiens, mais même parfois entre les cambodgiens eux-mêmes. Une fois sur deux, on nous rend toutefois le change en « riel », la monnaie cambodgienne (NB : 1 dollar = 4000 riels). Pas très pratique pour s’y retrouver dans le porte-monnaie !

Ne pas négocier : Grande surprise après 3 mois à essayer d’éviter les arnaques : ici les prix sont quasiment fixes, et souvent honnêtes. Une conversation avec un tuk-tuk dans la rue donne donc à peu près ça : « 8 dollars ! » – « No, 2 ! » – « Mmmm…ok ! ». Il faut dire que payer en dollars facilite les choses : on ne négocie pas pour 1 dollar alors qu’on trouverait peut-être à redire pour 4000 riels…

La surreprésentation des ONGs : Aucun pays dans le monde n’est autant aidé par des associations que le Cambodge. L’économie du pays en est d’ailleurs grandement dépendante, ce qui explique en partie pourquoi elle ne parvient pas tellement à décoller. Résultat : elles sont présentes partout, des restaurants aux magasins. Leur aide est évidemment indispensable, mais on aime moins les tracts publicitaires distribués dans les rues et les visites d’orphelinats proposés dans certains hôtels. On a d’ailleurs appris que certains d’entre eux étaient en fait tenus par la mafia. Méfiance donc !

  • Budget :

40 euros par jour et par personne. Un autre effet du dollar : les prix grimpent bien plus vite ! Avec la Chine, le Cambodge est donc le pays où nous avons le plus dépensé. Si on peut s’en sortir pour une chambre d’hôtel à 15 dollars, manger au restaurant revient à peu près au même prix. Sans compter les activités touristiques qui sont relativement chères.

  • Si on devait résumer le Cambodge en un mot :

Charlotte : « Riche ». Pas les habitants malheureusement, mais l’ensemble du pays – dans ses mœurs comme dans son histoire – dont chaque étape nous a conduits à une nouvelle découverte.

Antoine : « Aventure ». La sensation que j’ai eue en visitant les ruines des temples d’Angkor et que je crois n’avoir jamais ressentis ailleurs auparavant.

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Antoine & Charlotte.

 

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