La Chaîne de l’Espoir, c’est quoi au juste ?

C’est une amie qui m’en avait parlé. Elle y avait fait un stage auprès de la directrice de la communication. Si bien que je suivais du coin de l’oeil, depuis plus d’un an, les actualités qui venaient animer les pages d’accueil de mes réseaux sociaux.

Lorsqu’il s’agit de nous renseigner sur les différentes associations auxquelles nous pourrions venir en aide lors de notre tour du monde, La Chaine de l’Espoir avait donc l’avantage de l’historicité. En février, nous tentions donc notre chance et envoyions un e-mail pour présenter notre projet. Une semaine plus tard, un coup de téléphone nous donnait rendez-vous au siège de l’association. Notre projet, pour être honnête, jusqu’ici un peu flou, venait de prendre un coup de fouet. Nos rêves d’aventures allaient très vite prendre corps.

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La Chaine de l’Espoir

La Chaine de l’Espoir a d’abord germé, au sein de Médecin du Monde, dès 1988, notamment sous l’influence du Professeur Alain Deloche. En 1994, elle s’en détache et acquiert le statut d’association humanitaire indépendante, sous la direction du docteur Eric Cheysson.

Fondée et dirigée par des médecins, La Chaine de l’Espoir est donc avant tout un réseau d’excellence médico-chirurgicale. Une expertise qu’elle a décidé de mettre au profit exclusif des enfants. Dans plus de 30 pays à travers le monde, elle œuvre pour leur accès aux soins médicaux et chirurgicaux, d’une part, et à l’éducation scolaire d’autre part. Elle agit, entre autre dans les pays suivants : Afghanistan, Brésil, Cambodge, Cameroun, Colombie, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Haïti, Irak, Iran, Mozambique, Sénégal, Thaïlande, Togo, Viêt Nam, etc.

Dr Gérard Babatasi en consultation. Pavillon des enfants cardiaques. Phnom-Penh, Cambodge, ©Jean-François Mousseau
Dr Gérard Babatasi en consultation. Pavillon des enfants cardiaques. Phnom-Penh, Cambodge, ©Jean-François Mousseau

Chaque année, plus de 5 000 enfants sont opérés et soignés, soit en France, où ils sont pris en charge par des familles d’accueil, soit dans leur pays, lors de missions chirurgicales. N’ayant jamais pu m’empêcher de verser une petite larme crispée lors d’une prise de sang, même à 22 ans, j’avoue avoir une certaine admiration pour ces médecins qui n’hésitent pas à opérer les cas les plus graves dans les conditions les moins confortables.

Dans le domaine de l’éducation, grâce aux programmes de parrainage scolaire et d’aide à la scolarisation, ce sont déjà 25 000 enfants qui ont pu retrouver le chemin de l’école.

Ecole Wat Laluad. Nangrong. Buriram, Thaïlande.
Ecole Wat Laluad. Nangrong. Buriram, Thaïlande.

Pourquoi La Chaîne ?

C’est vrai ça. Aujourd’hui, alors que seuls quelques jours nous séparent du départ, j’essaye de me rappeler ce qui, au-delà de la connaissance virtuelle que j’en avais, nous a poussé à contacter La Chaine de l’Espoir.

Je me souviens déjà que nous nous accordions tous les deux sur l’idée de venir en aide aux humains. Le poumon vert de la planète devrait se passer de nos bons soins ; quant à la race animale, j’avais bien tenté de vanter à Antoine les mérites de la réserve d’éléphants dans laquelle j’avais passé un mois en Thaïlande l’été d’avant, mais sans succès.

Je crois aussi que nous aimions l’idée que, parmi les humains, La Chaine ait choisi les plus petits. « Sauver un enfant, c’est sauver le monde », nous dit Alain Deloche lorsque nous le rencontrons au siège de l’association quelques mois avant notre départ.

Alain Deloche à l'hôpital français de Kaboul. Afghanistan, Kaboul. ©Philippe Lerch
Alain Deloche à l’hôpital français de Kaboul. Afghanistan, Kaboul. ©Philippe Lerch

Mais c’est surtout la double mission de l’association qui a achevé de nous convaincre. Car si elle œuvre à sauver ces enfants, c’est à deux niveaux. D’abord, à court terme, en les soignant, leur permettant de vivre, de retrouver le souffle et le sourire, pour cavaler encore longtemps sur les terrains de foots improvisés des cours de récré. Et ensuite, à plus long terme, en leur permettant d’aller à l’école et de prendre ainsi leur revanche sur une vie qui ne les a pas toujours gâtés au commencement.

Ecole primaire africaine. Salle de classe. Adjallé. Togo, Lomé. ©Pascal Deloche, Godong
Ecole primaire africaine. Salle de classe. Adjallé. Togo, Lomé. ©Pascal Deloche, Godong

La Chaîne et Nous

Notre initiative vise avant tout à transmettre le plus loin possible l’écho des actions de La Chaine de l’Espoir. Lors des 6 mois de préparation de notre voyage, nous avons pu réaliser à quel point les personnes qui s’y dédiaient étaient engagées. Médecins, bénévoles, familles d’accueil, tout ceux que nous avons pu rencontrer vibrent à l’unisson dans la réalisation de cet unique objectif : sauver, toujours, le plus d’enfants possible.

De quoi remettre du baume aux cœurs aux déçus de la solidarité et de la générosité. Mais aussi un bon moyen de rappeler que la vie n’a pas toujours le même prix selon que l’on est à Kaboul ou à Paris.

C’est sans doute ici, au sein de ces initiatives, que nait et prospère l’espoir. Le fameux. Celui de la grande chaine de grands cœurs.

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Si vous aussi, vous voulez contribuer, de près ou de loin, à aider ces enfants du bout du monde, ou tout simplement contribuer à relayer l’action de La Chaine de l’Espoir, n’hésitez pas à consulter ou partager les liens suivants.

Retrouvez toutes les informations de La Chaine de l’Espoir sur leur site internet : http://www.chainedelespoir.org

Pour faire un don : http://don.chainedelespoir.org/

Pour participer à l’équipement scolaire d’un enfant : http://www.lecoleatoutprix.org/

Contact presse : Christine Couton – ccouton@chainedelespoir.org

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